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Les canards et la bête noire

23 janvier 2015 Hommage de notre fabuliste L.F. Illustration Charlotte Moreau

iIllustration


Il était un pays qui prônait l’égalité et la fraternité,

Un pays qu’on pensait épris de liberté.

Y vivaient des canards qui, avec leurs plumes, s’amusaient

À caricaturer la société qui les entourait.

À l’aide de quelques précis coups de crayon,

Accompagnés de mots justes qui donnaient le ton,

Ils étaient, à la fois, drôles et provocants,

Mais non moins perspicaces et pertinents.

Quelques paroles et quelques traits,

Et les aberrations de notre société ils dénonçaient.

Sur le ton de l’humour, tous les sujets étaient admis :

Politique, religion ou économie.

Les lions de droite étaient sujets de moqueries,

Les éléphants de gauche donnaient lieu à plaisanterie.

Caricatures de Jésus ou de Mahomet,

Dessins humoristiques de Dieudonné ou d’Hallyday,

Satires de présidents et de dirigeants,

Images drôles sur la sexualité ou l’environnement :

Tout, alors, était  permis.

Un seul objectif : que les gens rient !

 

Mais un jour, les canards commencèrent

À recevoir des missives qui ne plaisantaient guère,

Signées d’une bête noire qui rôdait

Et dont les propos violents, le sang glaçait.

Cette bête noire s’était ainsi nommée,

Car aucun animal existant n’avait sa cruauté !

Après que dans leur canardière on eût allumé un incendie,

Les compères commencèrent à se méfier

Et en avertirent même les autorités.

Pendant un temps une protection on leur commit,

Mais bientôt ils furent à nouveau seuls face à leur ennemi,

Une bête qui incarnait l’obscurantisme et la nuit.

Et un jour, l’impensable se produisit :

La bête immonde les quatre canards assaillit.

Pour se défendre, ils n’avaient que leurs crayons,

Tandis qu’en face la bête brandissait fusils et canons !

En quelques instants à peine, elle les fit Hara-Kiri.

Le pays tout entier, sidéré et incrédule,

Était en pleurs devant le vide laissé dans leurs bulles.

 

Moralité : Il faut chasser la bête avant qu’elle ne gagne du terrain,

Au risque, un jour, de perdre nos droits républicains.

Chez Office et Culture aussi,

Nous sommes tous Charlie !

L.F.


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