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Le Pavillon français à Venise

07 juin 2014 « La modernité, promesse ou menace ? » est le sujet choisi par Jean-Louis Cohen, architecte et historien, commissaire du Pavillon français, pour la Biennale d'architecture de Venise 2014. Pour cette 14ème édition, il propose une lecture du cheminement de l’architecture française vers la modernité en réponse au thème « Fundamentals » fixé par Rem Koolhaas, commissaire général de cette nouvelle édition. Le sujet y est traité au travers d'une exposition, d'un film et d'un livre. Accès à la visite virtuelle

Pavillon de France Biennale architecture 2014


L’exposition évoque à travers quatre cas singuliers les contradictions qui ont marqué l’« absorption » de la modernité architecturale par la France. Caractérisée par la conjonction d’une intervention publique massive et d’une culture constructive originale, l’architecture française a laissé entrevoir un monde meilleur, dont la réalisation s’est accompagnée de multiples difficultés et de frustrations.

Le Pavillon présente quatre cas qui sont autant de facettes de cette situation : la séduction et la contrainte exercées par la maison Arpel du film de Jacques Tati Mon Oncle ; la tragique transmutation de la cité de Drancy, réalisation expérimentale des années 1930 devenue camp d’internement ; l’imagination appliquée par Jean Prouvé aux structures légères, et son échec face au modèle de la préfabrication lourde à la française, réexporté dans le monde dans les années 1950.

Projeté simultanément dans les quatre galeries, le film réalisé Teri Wehn-Damisch constitue à la fois une toile de fond des présentations en trois dimensions et un récit visuel. Il utilise des documents d’archives – films de propagande produits par des administrations française ou actualités cinématographiques – et des fragments de films de fiction – de Jacques Tati à Jean-Luc Godard – que relient des aperçus de la métropole parisienne aujourd’hui.

Chacune des quatre salles du Pavillon français est centrée sur un thème principal :

Jacques Tati et la villa Arpel : objet de désir ou machine ridicule ?? Le personnage central du film de Tati Mon Oncle, grand succès dans les salles en 1958, est moins Monsieur Hulot, dont la silhouette dégingandée était apparue sur l’écran cinq ans plus tôt, que la villa Arpel, où se déroule l’essentiel de l’intrigue. La villa Arpel continue, à plus de cinquante ans de distance, à symboliser le rêve d’une vie rendue plus facile par la machine, qui tourne parfois à la farce.

Jean Prouvé : imagination constructive ou utopie ? Se définissant comme « constructeur », plus que comme architecte, ingénieur ou artisan, le ferronnier nancéien Jean Prouvé est passé à la fin des années 1930 de la production de composants pour les édifices conçus par d’autres à la création de maisons préfabriquées en métal, qu’il ne cessera de perfectionner pendant trois décennies.

La préfabrication lourde : économies d’échelle ou monotonie ?

Dans la France de l’entre-deux-guerres, les recherches se multiplient sur la préfabrication, que Le Corbusier appelle de ses vœux lorsqu’il revendique que « la grande industrie s’empare du bâtiment ». Elles portent alors surtout sur l’utilisation de systèmes métalliques, alors que les grandes opérations d’après 1945 feront appel massivement au béton armé.

Le grand ensemble d’habitation : hétérotopie salvatrice ou lieu de réclusion? Dans le second après-guerre, près de 300 quartiers d’habitation sont créés dans la périphérie des villes françaises, distants des centres existants, et censés garantir une vie heureuse à une population qui ne connaissait pas le chômage. Initialement accueillis avec enthousiasme, ils sont devenus, avec la crise, synonymes d’exclusion pour les familles qui ne les ont pas quittés pour l’habitat pavillonnaire.

 

Le film a été réalisé par Teri Wehn Damisch. Un montage cinématographique projeté simultanément dans les quatre galeries restitue la couleur visuelle et sonore de ces épisodes contradictoires et les replace dans le discours de la propagande et celui de la fiction critique.

Le livre en complément de l’exposition, l’ouvrage La modernité, promesse ou menace ? France : 101 bâtiments 1914-2014, paru aux Éditions Dominique Carré, présente une analyse de 101 édifices représentatifs des continuités et scansions de l’architecture française du XXe siècle.

 

L’Institut français est chargé d’assurer la représentation française au sein de la Biennale d’architecture de Venise. Il est producteur du Pavillon français au côté du ministère de la Culture et de la Communication (direction générale des patrimoines). La Cité de l’architecture et du patrimoine en assure la production déléguée. L’Agence Projectiles est architecte-scénographe du Pavillon.

pavillon français à la biennale de Venise

pavillon français à la biennale de Venise

Pavillon français à la biennale de Venise

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Pavillon français à la biennale de Venise

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